Cancer du sein au Bénin, le dépistage précoce n’est pas à négliger !

Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé, une femme sur huit court le risque de développer le cancer du sein. Et une fois arrivée au stade de cancer, il est trop tard pour sauver une vie. La seule solution qui s’impose aujourd’hui afin de réduire la mortalité liée à ce type de cancer reste le dépistage précoce. C’est pourquoi, COBCUS (Coalition des OSC du Bénin pour la Couverture Universelle en Santé)  saisit l’occasion de la campagne « Octobre rose » pour rappeler aux femmes l’importance du dépistage dans la lutte contre cette maladie.

Comme l’indique son nom, la campagne annuelle « Octobre rose » se déroulera durant tout le mois d’octobre. Il s’agit d’une période caractérisée par divers évènements et initiatives visant à sensibiliser sur le cancer du sein et son dépistage. Cette année marque la 28è édition de cette campagne mondiale. En effet, depuis plusieurs années, « Octobre Rose » connaît une forte médiatisation qui s’explique par le fait que le cancer du sein est celui qui touche le plus, les femmes dans le monde.

Appel à l’action

Le dépistage du cancer du sein repose sur trois piliers.

1er pilier

Il s’agit de l’auto-examen par la femme elle-même tous les mois après les menstruations. Cela lui permet de découvrir des signes ; elle doit accorder une attention particulière à son corps afin de détecter par exemple :

  • l’existence d’une boule dans le sein (tumeur) ;
  • une modification de la peau du sein (le sein peut commencer à avoir un aspect dur, plus ou moins inflammatoire ou avec une couleur semblable à la peau d’une orange) ;
  • un écoulement au niveau du mamelon (Cet écoulement est plus inquiétant puisque c’est un seul mamelon qui coule du liquide et ce liquide est sanglant) ;
  • l’apparition d’un ganglion dans l’aisselle et parfois dans une autre partie du corps.

2è pilier

C’est l’examen au moins une fois par an par un professionnel de santé idéalement, un gynécologue.

3è pilier

C’est la mammographie. Elle est recommandée en Occident à partir de 50 ans. Mais les spécialistes, ont remarqué que le cancer du sein chez la femme africaine survient à un âge plus précoce que chez la femme européenne. Donc, la plupart des pays recommandent, chez les femmes africaines de faire la mammographie un peu plus tôt et une fois tous les deux ans.

Source : Santetropicale.com